27 août 2007

Hôtel de la plage

beach_houseJ'ai beau tenir ce blog à jour pratiquement tous les jours, j’oublie toujours des groupes qui m’ont beaucoup plu. Est-ce que je n’écris pas assez ? Est-ce que j’aime trop de groupes ? Je ne sais pas où se trouve la réponse, mais constater que Bradley’s Almanac a mis en ligne un concert de Beach House m’a fait penser que je n’avais jamais dit un mot de ce groupe alors que j’adore leur album. Et le mot n’est pas faible : je crois que je n’ai pas entendu un disque aussi minimaliste, monochrome et envoûtant depuis le premier album de Low (ce qui ne me rajeunit pas). Il faut dire qu’ils ont bien dissimulé leur affaire derrière un nom qui fait très pop californienne et une pochette tout juste un peu plus mystérieuse (des bijoux pris en gros plan). Et je crois bien que si je n’avais pas lu les recommandations insistantes d’un bloggeur qui en a fait son disque de chevet, je n’aurai vraisemblablement jamais eu la curiosité d’aller jeter une oreille dessus.

Et je le bénis aujourd’hui : je suis instantanément rentré dans le disque, porté par le pas lent de la boîte à rythme, hypnotisé par le son du synthétiseur, séduit par la voix de Victoria Legrand. Si le terme de psychédélique n’avait pas été galvaudé par toute une série de suiveurs, il s’adapterait parfaitement à la musique du duo, d’une parfaite tristesse, et qui me plongé à chaque fois dans une profonde léthargie dont j’ai du mal à m’extraire. La succinte bio que propose leur label précise que Beach House s’est formé l’été, qu’ils ont commencé à jouer très tard et qu’il faisait très chaud. Il y a en effet quelque chose d’écrasant et de fantomatique derrière ces morceaux souvent noyés dans l’écho : pas étonnant que ce soit le label de l’ex-Cocteau Twins Robin Guthrie qui ait choisi de le distribuer en Europe (C’est d’ailleurs grâce à lui que j’apprends que Victoria Legrand n’est autre que nièce de Michel !). Si vous aimez "Ocean" du Velvet Underground, les morceaux de Yo La Tengo chantés par Georgia Hubley et la guitare de David Roback dans Mazzy Star, il y a de grandes chances pour que cette Beach House devienne votre résidence secondaire. Vous risquez de m’y croiser : j’avais promis que je ne faisais que passer, mais j’y ai pris mes quartiers depuis le printemps.

Posté par philippe dumez à 22:46 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Hôtel de la plage

    J'ai du mal avec Beach House...
    J'accroche pendant 2/3 morceaux mais après...

    Posté par lyle, 29 août 2007 à 12:32 | | Répondre
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