11 décembre 2009

Don't Let Me Down.

Pendant près de trois heures, debout au milieu de la fosse après avoir fait 45 min de queue dehors avant de pouvoir rentrer, j'ai regardé un écran géant sur lequel un sextuagénaire entouré par ses compagnons d'infortune (dont le sosie de Popa Chubby à la batterie) entonnait ses plus gros tubes devant un parterre conquis d'avance. Ce qui aurait dû constituer l'apogée de ma tournée des grands ducs (pour rappel : Neil Young - Crosby Stills & Nash - Steely Dan - Fleetwood Mac) a paradoxalement été la date de trop. Devant cette image de lui étirée dans le sens de la hauteur (volontairement ?), je me suis cru à un de ces concerts d'Elvis par procuration, où un backing band de retraités accompagne un fantôme.

paulo
Paul McCartney à Bercy, c'était un peu ça. Je ne suis pas rentré dans le concert (à quelques exceptions près, et curieusement à chaque fois des morceaux des Wings : "Mrs Vanderbilt", "Band on The Run", "Live and Let Die"...) parce que je ne me sentais pas encore assez vieux pour accepter ça. When I'm 64 ? Ouais, on verra. En attendant, pour Lou Barlow à Bercy, je réfléchirai à deux fois quand même.

Photo : John Pozadzides

Posté par philippe dumez à 09:09 - - Commentaires [4] - Permalien [#]


Commentaires sur Don't Let Me Down.

    sexagénaire ou septuagénaire ?

    Posté par barbot, 11 décembre 2009 à 13:01 | | Répondre
  • Jojo

    Et Jonathan Richman au Stade France ? Tu iras quand même ?

    Posté par Kid Charlemagne, 12 décembre 2009 à 08:34 | | Répondre
  • Maccache

    Même pas un petit frisson pendant Eleanor Rigby?
    Comment il fait pour les cordes d'ailleurs? remplacées par des claviers? des samples?
    ça t'apprendra à trainer à Bercy!

    Posté par Tuco, 15 décembre 2009 à 16:48 | | Répondre
  • J'ai vu Paul à l'Olympia en 2008. Enorme déception également. A part le premier morceau, seul devant le rideau et à la guitare folk : Blackbird. Incroyable.
    Après, il a déroulé ses tubes. Je me suis aussi fait prendre sur Band On The Run. Le reste, une machine à hits vus et revus des milliers de fois avec un backing band d'affreux californiens peroxydés. Aucune prise de risque. Si, une seule : Eleonore Riggby avec les cordes jouées sur synthé, un vrai massacre.
    Pourquoi ne fait-il pas une tournée seul à la guitare et au piano, ne reprenant que des titres plus "obscures" : For No One, Dear Boy, Things We said today, I'm looking through you etc.

    Posté par Emmanuel, 25 décembre 2009 à 16:08 | | Répondre
Nouveau commentaire