28 novembre 2009

Dans le Windmill(e)

Quand, dès la fin du premier morceau, je l'ai vu quitter son clavier pour venir rouler du cul devant les premiers rangs amusés, puis s'excuser de danser comme son père, j'ai compris que tout était possible pendant un concert de Windmill. Y compris que le chanteur passe autant de temps à parler qu'à chanter, qu'il se moque de la noirceur de ses propres textes, qu'il puise très loin ses références culturelles (il compare le duo formé par son bassiste et son batteur au couple Schwarzenegger / De Vito dans le film "Twins") et prétende que son tour manager français lui a fait des avances en le raccompagnant à l'hôtel... On est à la frontière du one-man show tant ce garçon possède un sens du contact inné avec le public.

windmill
Pourtant, la partie était loin d'être gagnée : son groupe vient de publier un second album dans le plus parfait anonymat, se produit en première partie de Wild Beasts à Point Éphémère et je ne pense que peu de spectateurs sont là pour eux. Je suis venu par curiosité, parce que Puddle City Racing Lights m'avait laissé sur une impression mitigée : deux titres incroyables (Aaah : Tokyo Moon), mais un mimétisme vocal avec Wayne Coyne parfois gênant. Ce qui ne semble pas traumatiser le moins du monde le dénommé Matthew Thomas Dillon, qui assume parfaitement sa schizophrénie : interpréter des chansons désespérées le sourire aux lèvres. Toutes les occasions sont bonnes, y compris quand il fait exprès de jouer des intros lentes pour vérifier que l'éclairagiste va bien baisser ses spots à ce moment-là.

A la fin du concert, Matthew Thomas descend même pas dans le public pendant "Ellen Save Our Energy", le tube de leur second album. Il est visiblement trop content d'être là. Et moi qui suis à quelques mètres de lui, j'ai envie de danser les bras en l'air parce que c'est vendredi soir, parce que la fièvre m'a fait rater Dominique A. hier soir, et parce que c'est tellement bien, Windmill. Quel dommage que les disques ne reflètent pas cette énergie et cette générosité. Quel dommage qu'ils ne soient pas en vente à la fin du concert (mais vous les trouverez sans problème sur eMusic), moment que le groupe réserve à la distribution de posters gratuits. Quel dommage que je n'ai pas connu par cœur les chansons de Epcot Starfields pour les chanter avec eux. Leur set s'achève à peine que j'ai déjà hâte de les revoir : un concert se termine, une grande histoire d'amour commence.

Photo : Christoph!

Posté par philippe dumez à 10:31 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Dans le Windmill(e)

    dominica c'était vachte bien. J'ai croisé Jipé Nataf aux toilettes, j'ai louché sur le grain de beauté du sein gauche de ma voisine en pull en V, entendu Holden pour la 1e fois. Dominique A super à l'aise dans ses chaussures fétiches, public de vieux conquis à mort, des goudes vaillebrècheunes quoi.

    Posté par seb, 29 novembre 2009 à 21:39 | | Répondre
  • Ma vie sans toi au concert de Dominique A

    Je précise que la voisine de Sèb, c'était pas moi. Et je confirme le trouble de mon voisin, y avait de quoi. Bon a pluche dans l'buche

    Posté par Céline, 02 décembre 2009 à 21:14 | | Répondre
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