09 mai 2009

Next Tengo in Paris

Je n'ai tellement pas envie d'être déçu par le concert de Neil Young au Zénith (pour lequel j'ai déjà acheté ma place) que je m'abrutis un peu avec le nouvel album, même si la critique semble unanimement le trouver peu inspiré. Neil et moi, on n'est jamais en phase. La dernière fois que je l'ai vu, c'était lors de son passage au Palais des Congres. Il interprétait en avant-première Greendale dans son intégralité, assorti de quelques classiques, et j'en étais ressorti frustré. Le meilleur souvenir que j'en garde, c'est d'avoir été immortalisé par Charles Berberian dans son compte-rendu.

charles

Quinze jours après avoir acheté ma place pour le Zénith, j'apprends que Yo La Tengo joue le même soir à Paris. Je ronge un peu mon frein : si j'avais eu le choix, mon cœur n'aurait peut-être pas spontanément penché vers le Canadien. Pourtant, paradoxalement, Yo La Tengo publie en parallèle un album qui est peut-être son plus anecdotique depuis très longtemps : Fuckbook, un nouveau recueil de reprises (Troggs, Young Rascals, Small Faces, Kinks...). Comme si le groupe ne le revendiquait pas tout à fait, il paraît sous l'identité des Condo Fucks, imposture bon enfant qui leur permet d'exercer leurs talents de faussaires. Sauf qu'on est malheureusement loin des hauteurs atteintes par Fakebook, leur séminal manifeste paru en 1990.

Yo

Comme je n'avais pas envie de rester sur cette déception, j'ai réécouté le premier Yo La Tengo qui me tombait sous la main et je me suis refait tout Summer Sun d'une traite. Comment ai-je pu à l'époque passer à côté d'un disque pareil ? Sans doute en raison de son coté presque linéaire, et de l'absence d'un titre qui sorte du lot. Mais le redécouvrir constitue une expérience incroyable puisqu'il n'est que douceur, calme et susurré.  J'adore son atmosphère cotonneuse d'où la guitare électrique est pratiquement absente. Du coup, je rêve éveillé. La date du 04 juin n'est qu'un canular supplémentaire à ajouter au compte des Condo Fucks, puisque Georgia, Ira et James sont le backing band de la tournée de Neil Young. Qu'ils interpréteront sans doute avec lui For The Turnstiles, Don't Cry No Tears, Tonight's The Night, Cortez The Killer et tant d'autres.  Et dire que j'ai failli rater ça...

Posté par philippe dumez à 10:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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