23 novembre 2007

The Stanley Brinks Preservation Society

stanleyCa doit bien faire deux ans qu'il n'a pas joué sur Paris : une éternité, quand on se souvient qu'il n'y a pas si longtemps encore, pas un mois ne passait sans qu'il ne se produise quelque part, ne serait-ce que quelques titres lors d'un open mic. Mais depuis qu'il a quitté Paris pour Berlin, il se fait rare. Sans pour autant chômer : il revient d'une tournée de 15 jours en Italie et s'apprête à filer en Norvège. Fidèle à la tradition, il propose toujours une série de CD-R à l'incomparable parfum homemade, obéissant à une charte immuable (présentation minimaliste, 10 titres, une demi-heure de musique). J'en découvre au moins six dont je ne connaissais même pas l'existence. Il doit s'en contenter : mis à part l'opportunité de réediter Back in The Dales (un de ses meilleurs, soit dit en passant), il ne croule malheureusement pas sous les propositions. Stanley Brinks vend ses disques de la main à la main, comme avant l'ère digitale, et ils n'en sont pas moins bons (surtout les derniers). Il a fidelisé un public qui n'a pas hésité à faire le déplacement, même si c'est novembre, c'est grêve, c'est mercredi soir et c'est St Ouen.

Mis à part son nom, sur scène, rien n'a changé : il arbore toujours une chemise hawaïenne et un pantalon à poches sur le côté, enlève ses lunettes avant le début du set et chante la clope au bec au beau milieu (ce qui constitue toujours le clou du spectacle). Il n'a pas perdu cette facilité à captiver un auditoire une heure durant uniquement à base de chansons tirées de Bops a Zap (paru décembre 2006), Loiters (janvier 2007) ou Dank U (avril 2007). Jason Molina, qui a joué juste avant lui, vient lui prêter main forte à la guitare sur deux morceaux. Et il finit à nouveau seul, par un des titres présents sur son myspace (rectification : du myspace tenu par un fan) et qui est sur toutes les lèvres. Il s'appelle simplement "Stanley Brinks", comme le point de départ d'une nouvelle discographie. "In the summer of 1973/ The boy was born and the boy was me/Born with blue eyes and blond hair /And relatives and origins everywhere/The boy was born and the boy was me / In the summer of 1973". C'est un de ses tous meilleurs, du niveau de "Giant", servi sur disque par un arrangement de cuivres digne de la série "Ethiopiques".

Je ne me rendais pas bien compte à quel point Stanley Brinks m'avait manqué. Même si je lui ai acheté autant de disques que j'ai pu, et que j'ai complété ensuite avec ceux qu'il a déposé à Ground Zero, je ne suis pas sûr de tenir encore deux ans avec. Alors message à l'intéressé  : ne nous laisse plus aussi longtemps sans nouvelles. Sur scène comme dans nos coeurs, personne n'a pris ta place.

Posté par philippe dumez à 21:54 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur The Stanley Brinks Preservation Society

    AHD rules...

    Posté par toniduran, 26 novembre 2007 à 21:01 | | Répondre
  • Stanley Brinks @ Atelier 210

    11 AVRIL 2009
    STANLEY BRINKS + FRESCHARD + LIONEL SOLVEIGH @ Atelier 210, Bruxelles

    TICKETS : Presale 10€ - Doors 13€
    TIME : Concerts 20h - Doors 19h
    www.atelier210.be

    STANLEY BRINKS (US)
    *******************
    " Manifestement dépité par son bref contact avec une major, l'aîné de la fratrie Herman Düne a quitté le navire en plein mixage de Giant (2006), changeant de nom comme on tourne un chapitre de sa propre histoire. Adieu André, vive Stanley Brinks !

    Sur Dank U, ses compositions sont excellentes et l'autobiographie plus bouleversante que jamais. Il y est question, en vrac, de guerre contre la société, d'un père médecin et guitariste, de sodomie et de stalagmites. Comme Lou Reed, Bob Dylan et Leonard Cohen, Stanley Brinks est un auteur dont l'écriture imagée reste à jamais figée dans les mémoires.

    Qu'il s'agisse de calypso, de folk ou de reggae, le flacon importe peu avec Stanley Brinks. Mais l'ivresse est garantie !"

    FRESCHARD (FR/DE)
    *****************
    Sans fards excessifs mais avec une fraîcheur indéniable et une pointe d’accent charmant, Clémence n’hésite pas un instant à jouer carte sur table, à exposer au grand jour les petites failles de son cerveau et à détailler les jours nappés d’ennui. Si proche de nous en quelques notes qu’on aurait envie de les emmener, elle et sa guitare, faire un pique nique au parc ! http://www.myspace.com/freschard

    LIONEL SOLVEIGH
    ***************
    NOUVEL ALBUM "Home"
    « Lionel qui voulait être heureux se mit du même coup à rendre les gens heureux avec ses mélodies lumineuses et ses chansons attrape coeur. » (A Découvrir Absolument) « L'ancien guitariste d'Austin Lace, singer-songwriter de son état, aborde son seul en scène avec décontraction, fraîcheur, spontanéité et des morceaux qui ne sont pas sans rappeler Kings of Convenience et Elliott Smith... » (Le Soir)
    « le parfait compagnon pour un après-midi pique-nique dans l'herbe entre fourmis danseuses de salsa et gâteaux moelleux de la région de Wépion. » (Le Soir en ligne)

    Posté par Atelier, 06 avril 2009 à 22:59 | | Répondre
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