22 novembre 2007

Hopper de rien

hopper_1_1Elle est venue me chercher au milieu de la foule, m'a pris à la gorge et ne m'a pas lâché sans même que nous ayons eu le temps de faire connaissance. Je ne me connaissais pas une attirance pour ce genre de fille autoritaire, mais je n'ai pas pipé mot. Je suis resté les yeux rivés sur elle, le souffle coupé, jusqu'à la fin du concert, oubliant même le groupe dont elle fait partie et dont elle partage le chant. Rien ne me préparait pourtant à cette séduction aussi directe qu'inattendue. La dernière qui m'avait fait le coup, c'est Lisa Li-Lund, avec ce mélange d'aplomb et de fragilité qui n'appartient qu'à elle. Jusqu'à ce que je découvre que j'allais à ses concerts plus par habitude que par envie (et surtout par peur de me faire engueuler en cas d'absence).

Le hasard veut que c'est là où j'ai vu Li-Lund pour la dernière fois que je découvre aujourd'hui Aurélia, la volcanique brunette à cheveux longs du groupe Hopper. Le fait qu'elle chante avec ses tripes n'est pas une qualité rare en soi : qu'elle me boulverse autant est par contre tout à fait inexplicable. Cette voix-là, qui emporte tout sur son passage (même les honnêtes pères de famille), elle vient de très profond en elle. Ce n'est pas Beth Diddo, ce n'est pas PJ Harvey, c'est plus proche de Corin Tucker, la coupe au carré de Sleater-Kinney. Pourtant Hopper n'a pas grand-chose à voir avec le trio aujourd'hui séparé, même s'il est aisé de deviner que les membres du groupe ont beaucoup écouté d'indie-rock américain (ça tombe bien, moi aussi).

Je retourne les voir 15 jours plus tard, à la Boule Noire, pour vérifier que Aurélia me fait toujours cet effet-là. C'est dingue, quand même, de faire sa groupie à mon âge. Et le pire, c'est que je marche à nouveau. Je reconnais les morceaux qui m'avaient marqué la première fois ("Malcolm", "Tomorrow is a Misery"...) et je fais mine de m'intéresser au groupe alors que je n'ai d'yeux que pour elle. Mais d'où est-ce qu'elle sort tout ça ? Et comment se fait-il que Hopper ne soit pas beaucoup plus connu ? Je compte bien éclaircir tout ça lors de leurs prochains concerts. En attendant, je vous demande de rester discrets : je ne tiens pas à passer pour un pervers. D'abord, ce n'est même pas moi qui ait commencé. Même si c'est ce qu'ils disent tous...

Posté par philippe dumez à 20:31 - - Commentaires [4] - Permalien [#]


Commentaires sur Hopper de rien

    Ca fait un moment...

    ... que je lis ton blog. Alors merci pour la pose quotidienne et merci pour le nombre de bons groupes que je découvre dans tes lignes.
    Tiens en échange voilà pour toi :
    http://www.automne67.com/jano.html

    A pluche !
    Christophe

    Posté par Automne, 22 novembre 2007 à 21:54 | | Répondre
  • MERCI

    Salut,
    Je fais partie de l'équipe de management de Hopper et je viens de découvrir l'article que tu as écrit sur Aurélia. C'est génial. J'espère que tu nous te verrons à la Flèche d'Or mercredi 12 décembre pour leur concert en compagnie de Stuck In The Sound !!! A bientôt !

    PS : leur album sort le 28 janvier

    Posté par Biboul, 09 décembre 2007 à 00:30 | | Répondre
  • Touchée

    Quelle fut ma surprise de découvrir ce post dédié à ma personne!! On m'en avait parlé alors j'ai cherché...Ça n'arrive pas tout les jours et c'est très touchant.
    J'espère que je serais à la hauteur pour tous les concerts qui restent à venir et peut être pourquoi pas échanger qqu points de vue!
    À bientôt.
    D

    Posté par Aurélia, 12 décembre 2007 à 11:54 | | Répondre
  • Merci Aurélia pour le concert d'hier (à la boule noire je vous avais loupé d'un cheveu mais il faut dire que je n'avais pas imaginé que vous étiez la première partie); Je me disais que Hopper en fait c'est un peu le groupe dans lequel j'aurais rêvé d'être; en tout cas c'est celui que j'écoute en boucle en ce moment.
    Vivement la prochaine fois.

    Posté par les4guyot, 13 décembre 2007 à 21:00 | | Répondre
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