18 juin 2007

A la découverte des AGM : le roi Leo.

200px_Living_with_the_livingEn remontant la rue Guillaume Bertrand avec la poussette, je me disais que je pourrai consacrer une rubrique aux Artistes Généralement Méprisés, qu’on abrégera en AGM. Ben Vaughn aurait pu constituer un très bon point de départ si j’y avais pensé plus tôt. Mais il n’est pas trop tard pour m’y mettre, surtout que la concurrence se bouscule malheureusement au portillon. Sans que son sort soit forcément scellé : Ted Leo and The Pharmacists passe par exemple le 25 juin au Nouveau Casino, et il est encore temps de chanter les louanges de Living With The Living paru il y a à peine deux mois et qui est certainement la plus grosse claque que j’ai pris depuis le début de l’année.

Parce que je ne l’aie pas vue venir : j’ignorais tout de ce power trio américain qui me met dans tous mes états et ce malgré 15 morceaux et une heure de musique, durée au delà de laquelle j’ai en général décroché de la plupart des disques. Si Ted Leo n’a rien d’un groupe revival, son énergie et le côté immédiat de ses mélodies rappellent le meilleur du rock anglais : The Jam en premier, mais aussi les Kinks ("Army Around", avec sa ligne de basse volée à "Victoria"). Jusque dans ses influences : le reggae (l’irrésistible "The Unwanted Things", du pur Junior Murvin), la soul ("The Toro and The Toreador")… et même la musique celte (l’insolite solo de flûtiau pendant "A Bottle of Buckie") ! Sans pour autant se limiter à un habile exercice de style : la pièce maîtresse de l’album, "The Lost Brigade", s'étend au delà de 7 minutes. Et le premier extrait est du pur concentré de Touch&Go.

Je ne sais pas ce que valent les autres disques de Ted Leo and The Pharmacists, mais c’est l’artiste que j’ai le plus envie d’aller voir sur scène actuellement (avec Modest Mouse, qui passe mercredi à l’Elysée Montmartre). Le Entertainment Weekly l’a consacré « the hardest-working man in indie-rock » et vous pouvez compter sur moi pour aller vérifier sur place. Si vous voulez m’accompagner, vous n’aurez pas de mal à me reconnaître : je serai le relou qui réclame "The Lost Brigade" tous les trois morceaux.

Posté par philippe dumez à 19:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur A la découverte des AGM : le roi Leo.

Nouveau commentaire